Sous
la direction de Delphine Goetgheluck et Patrick Conrath.
Depuis 1985,
grâce à l’obtention
d’un titre protégé, le mot psychologue n’est
plus un adjectif. Cette étape a
confirmé l’existence d’une profession reconnue avec des fonctions définies, des
responsabilités revendiquées
et assumées. Vingt ans après, qu’en est-il ?
Sortie du mystère qui l’entourait, la profession de psychologue se manifeste
avec une demande sociale de
plus en plus forte dans de multiples champs d’intervention. Il reste que le rôle
effectif du psychologue
demeure et doit être remis en question. C’est une obligation et c’est aussi un
devoir.
Les pratiques et
leurs modalités d’application restent à construire, en ayant
inlassablement à l’horizon la
question du sujet, en se situant au-delà des tentatives objectivantes très actuelles,
et des tentations de
réduire la clinique, celle du psychologue, à des schémas préconstruits qui perdent
de leur pertinence et de
leur tranchant.
Il y a une évolution certaine dans la manière, pour les psychologues, avec les
usagers ou les patients, d’assumer
leur profession, évolution parsemée d’écueils et d’ambiguïtés, mais démontrant
aussi vitalité et compétence
avec comme ambition une éthique clinique affirmée.
Issues du XXIe Forum
des psychologues, les présentes contributions témoignent que les pratiques dans leur richesse et
leur diversité peuvent se croiser, se parler, et que les psychologues peuvent
s’exprimer sans couleur partisane, mais avec force et conviction. Si les besoins
en intervention psychologique ne sont
plus à démontrer, reste que l’accueil, l’écoute et l’accompagnement sont à approfondir
et à interroger. Les
pratiques du psychologue demeurent celles d’une "autre scène", mais plus
que
jamais confrontées au
social, donc sans cesse à réinventer.
Un
ouvrage de 272 pages
Voir
le Tome 1 |