Projet de loi pour la refondation de l’école : les psychologues désorientés
De la future Loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République, nous n’entendons parler, dans les médias, que de ce qui a un impact économique direct ou qui va faciliter ou compliquer les organisations familiales. Si cette question qui émane d’une réflexion sur l’aménagement des rythmes scolaires masque les autres, fort heureusement, pourtant, le projet de loi envisage les problèmes dans une globalité plus intéressante (1). Enfin, globalité intéressante certes, mais pas en ce qui concerne la reconnaissance des psychologues comme acteurs importants de la prise en compte de l’enfant, des adolescents, au sein de l’institution scolaire ! En effet, comme le dénonce fortement l’AFPEN (2), le mot même de « psychologue » n’apparaît pas dans le projet. Ni directement, ni dans ses fonctions au sein des RASED, ni en tant qu’interlocuteur possible. Et cela, alors même que l’AFPEN, parmi d’autres, était partie prenante des groupes de réflexion qui ont été réunis en amont, alors même que ces « travaux […] ont montré la nécessité de clarifier la place institutionnelle des psychologues dans les écoles », comme le rappelle l’association dans une lettre ouverte aux députés.
NDLR : Un amendement a été adopté au premier tour réintégrant les psychologues dans le texte de loi : http://www.afpen.fr/Amendement-de-l-Assemblee,444.html
Delphine Goetgheluck
(1) Projet de loi : http://www.assembleenationale.fr/14/projets/pl0653.asp
(2) Association française des psychologues de l’Éducation nationale.
|