Psychopathologie

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La clinique en milieu carcéral amène à rencontrer des patients ayant commis des actes de violence grave, dont des homicides ou violences sexuelles. Ils ont beaucoup de mal à se reconnaître dans leurs actes, commis parfois dans des états psychiques particuliers, quasi dissociatifs, sans que la psychose, pourtant, ne soit retenue. Le recours au clivage du Moi comme modèle de compréhension permet de mieux rendre compte des configurations psychiques à l’œuvre, et renvoie à un défaut de subjectivation de l’acte.

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Le libéralisme, la modernisation, la consommation caractérisant nos sociétés contemporaines ont propulsé le règne de l’objet, proposant une offre permanente à chacun, ouvrant l’accès à une « jouissance objectale ». Mais, en cela, elles poussent aussi les sujets vers des comportements addictifs où de nouveaux dispositifs psychiques se mettent en œuvre. Récusant le « Nom-du-Père », repoussant la castration comme manque symbolique visant l’objet imaginaire – le phallus –, ce type de mécanisme est à étudier avec attention.

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Les auteurs d’agressions sexuelles peuvent accéder à un suivi individuel efficace dès lors qu’ils sont reconnus comme sujets singuliers, qu’ils sont demandeurs de la prise en charge et qu’ils s’inscrivent dans la relation avec le soignant. Mais comment maintenir cet espace thérapeutique optimal quand la justice interfère dans la démarche de soin en la rendant obligatoire par des lois, en dictant ou conditionnant certains traitements et en courant le risque de catégoriser les agresseurs ?

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Le psychologue ne dispose pas d’épreuves précises en psychopathologie. Les tests d’aptitudes ou de « performances maximales » renseignent sur un déficit relatif à l’attention. Pour évaluer les troubles du comportement, il faut passer par le discours du sujet. Les questionnaires ou des épreuves telles que le Rorschach ou le tat s’appuient sur le langage. Mais cela traduit mal les troubles quand le sujet est jeune. D’où l’intérêt de recourir parfois aux nouvelles technologies numériques.

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Avec la prédominance du scopique, honte et téléréalité peuvent se trouver étroitement associées : les enjeux pulsionnels et narcissiques relèvent alors d’une problématique singulière où la composante pulsionnelle interroge. À l’aide d’un cas clinique, l’auteur nous montre comment le sujet peut, à travers des éléments scopiques externes, se réapproprier des éléments internes sur un mode structurant. Cela illustrant, à partir de la psychopathologie, une conception des plus actuelles de la notion d’extimité.

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Des rituels obsessionnels compulsifs jusqu’aux agirs limites, c’est tout le corps qui est mobilisé : il faut gesticuler dans le vide, toucher, ordonner, nettoyer, fermer/ouvrir, se laver, se scarifier, s’automutiler, suçoter, se remplir/se vider… Tout se passe comme si certaines fonctions du corps éduqué, prises dans une forme d’ivresse négative, se révoltaient contre l’autorité du Moi. Explorant le phénomène compulsif dans sa dimension limite – des compulsions obsessionnelles aux agirs limites, jusqu’aux étranges liens des compulsions à la création artistique – cet ouvrage propose de déchiffrer comment certains objets inconnus de l’addiction peuvent bénéficier de l’éclairage du fonctionnement compulsif obsessionnel, et, plus largement comment les « fonctionnements limites » invitent non seulement au dialogue différents paradigmes psychopathologiques mais aussi à une interrogation critique du modèle structural en psychopathologie clinique.

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Les mécanismes à l’œuvre dans une relation d’emprise entravent les processus de pensée du sujet qui en est victime. Ils le détournent de sa position critique et le maintiennent à une place d’objet, car le sujet désirant représente une menace psychique pour le Moi défaillant qui doit s’en protéger. Comment s’en extraire et se reconstruire ?

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À Montpellier, l’Unité de psychosomatique et psychopathologie de la douleur est un lieu de soin original où se pratique une approche intégrative dynamique. Quel sens donner à l’expression du symptôme ? Comment soulager la personne ? Quelles sont les techniques utilisables ? À partir d’un arrière-plan théorique psychanalytique, les psychothérapies à médiation se modulent en fonction de leurs indications et de leurs spécificités relatives aux différents médiateurs.

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Chez les populations errantes ou gravement précaires, il existe une modalité de relation particulière à l’objet actuel – « relation d’amarrage » – qui révèle les empiètements (par forçage ou insuffisance) de l’objet précoce ou encore de la dépendance. À l’appui des histoires de Boris et Amina, la question de l’errance est également mise en lien avec les problématiques liées au traumatisme ou aux conduites addictives.

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Les attentats de janvier et du 13 novembre 2015 ont impacté profondément l’ensemble de la population française et suscité terreur, sentiment d’insécurité et d’incompréhension face à cette violence terroriste menée par quelques individus, mais au nom d’un collectif déterminé à détruire notre modèle de société. Au-delà de l’horreur, quel regard peut-on porter sur le parcours de ces hommes radicalisés et leur bascule dans les passages à l’acte terroristes ? Quels sont les mécanismes à l’œuvre et les idéologies portées ? Quels enseignements l’Europe et l’Occident peuvent en tirer pour mettre en place des stratégies préventives et de lutte efficaces ?

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