Traumatisme

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Les jeunes mineurs étrangers justifient souvent leur demande d’exil par un passé de vécus traumatiques auquel ils veulent échapper. Mais, pour justifier leur avenir dans le pays d’accueil, ils s’enferment dans une obligation de réussite au service de laquelle la tentation de couper avec ce passé peut obérer l’aboutissement même de leur projet. Comment peut-on alors les accompagner dans ce cheminement singulier ?

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Si l’exil est une démarche active et souvent emplie d’espoir, il est plutôt, dans la réalité, consécutif à un vécu traumatique et synonyme de perte de repères et d’ancrages pour nombre de demandeurs d’asile. Le travail engagé entre Amédé et le psychologue montre combien l‘accompagnement psychologique devrait pouvoir être proposé à tous pour que cette souffrance accueillie laisse place à une subjectivité retrouvée.

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La CUMP implique des pratiques singulières dont un des points communs est l’intervention à partir d’une situation d’urgence. Le travail du psychologue au sein de ce dispositif consiste avant tout en une fonction de régulation qui va permettre d’évaluer la demande et de restaurer du sens là où la temporalité est particulièrement délicate à mettre en œuvre.

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Alors que dans les premières années de la vie, les modèles les plus importants sont les parents, à l’adolescence, le jeune a besoin de se séparer des modèles parentaux pour s’affi rmer. Qu’en est-il pour les jeunes immigrés ?

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Un atelier photo pour les demandeurs d’asile, une idée originale pour leur permettre de travailler sur leur représentation de soi et retrouver un ancrage identitaire mis à mal par leur situation précaire. Une initiative artistique, thérapeutique et politique, mise en place par l’EMPP Interface du CHU de Saint-Étienne.

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La détresse, la confusion, le désespoir, la menace par l'anéantissement - individuel ou collectif - constituent des états mixtes et des affects de référence des situations extrêmes. Qu'elles envahissent l'identité dans son rapport à la survie (dans l'intersexualité, les sexualités mélancoliques, les toxicomanies), le corps dans son rapport aux transformations (pubertaires, les modifications corporelles extrêmes, jusqu'au cadavre), ou le lien social (violences interindividuelles, traumatismes collectifs, psychopathologie du travail), ces situations ne peuvent être ignorées par la clinique contemporaine. L'extrême, parce qu'il concerne des situations qui se situent au bord de l'expérience humaine, oblige à repenser la théorie du sujet, le processus de subjectivation et les théories du traumatisme psychique. Les auteurs proposent d'étudier les effets de ces situations extrêmes sur le fonctionnement psychique individuel et collectif, et de présenter différents dispositifs techniques et outils dont disposent les psychologues pour s'adapter à des situations les mettant en contact avec des phénomènes traumatiques, sensationnels ou catastrophiques, ayant le pouvoir de sidérer et de paralyser l'activité de pensée. Comment survivre lorsque la psyché - devenue incapable de symboliser - est menacée de désorganisation ? Il s'agira pour les cliniciens de réinjecter de la pensée, de favoriser l'expression et la qualification d'émotions afin de réanimer un lien humanisant là où tout semble être en ruine, où plus rien ne fait sens, où les gestes du corps expriment ce que la bouche sidérée tait. Dans ces situations, les modalités de présence (jusqu'aux sensations corporelles éprouvées) sont essentielles dans l'analyse et le partage de ce qui se vit. Ce type de clinique oblige au développement de nouveaux outils (recherches actions, observations en situation) ainsi qu'au renouvellement d'une posture clinique adaptée à ces nouveaux objets de recherche reculant toujours plus les limites des réalités humaines.

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Une enquête menée sur les violences faites aux femmes en 2000 a révélé l’ampleur véritable du problème, et ce, dans tous les milieux sociaux. Depuis cette libération de la parole, un certain nombre d’enquêtes nationales et internationales ont vu le jour, consacrées, quant à elles, à toutes les violences conjugales et à leurs répercussions sur l’ensemble de la famille. Leurs résultats offrent des pistes de réflexion sur les mécanismes qui les sous-tendent, les déclenchent et les caractérisent, et réaffirment l’importance, au-delà de leurs dénonciations, des prises en charge individuelles et familiales des victimes comme de leurs auteurs.

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Les fonctions du psychologue militaire dans le Service de santé des armées évoluent : outre l’examen psychologique des candidats à l’engagement et des militaires à des fins de diagnostic psychopathologique, des missions nouvelles lui incombent. Il met son expertise et sa connaissance de l’armée au service de la prévention et du dépistage précoce des troubles liés au syndrome de stress post-traumatique en mission extérieure. Le positionnement du psychologue clinicien, son autonomie technique et l’absence de pouvoir décisionnel contribuent à l’impartialité et à la reconnaissance de son avis.

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Face à la guerre mondiale désastreuse pour les peuples européens, pessimiste sur l’avenir de la civilisation, inquiet pour l’avenir de la psychanalyse, Freud s’appuie sur des observations menées sur les névroses de guerre pour relancer et réorienter ses élaborations théoriques, refonder l’appréhension de l’inconscient et construire ce que l’on a appelé la « deuxième topique ». On comprend bien ici la manière dont s’effectue, au sein de la conceptualisation psychanalytique, l’ouverture de nouvelles voies.

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Toulouse. Des massacres répétés et organisés qui, par le meurtre de militaires, touchent certains symboles de la sécurité internationale ; d’autres qui, par l’exécution d’enfants, touchent l’innocence. Puis un piège tendu à des policiers, symboles de l’ordre et de l’autorité dans toutes les sociétés.
Je me rendais en Lituanie, à une réunion européenne de psychologues sur le thème du trauma. Dans le cadre de nos échanges, chaque représentant me demandait ce qu’il en était de ce tragique événement toulousain. Il m’était difficile de répondre, le dénouement était encore en cours. Je partageais néanmoins ma surprise avec mes pairs en constatant que l’on ne parlait pas du père de M. Mohamed Merah. Les journalistes évoquaient la mère, le frère, une belle-sœur, mais pas le père.

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