Médecine

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Dans un troisième ouvrage sur la douleur, l’anthropologue David Le Breton s’aventure sur le terrain difficile de la douleur chronique, celle qui dure et rend parfois la vie impossible. À partir d’un grand nombre d’entretiens avec des patient-es, il a pu identifier divers moyens de lutter contre la souffrance, lorsque le savoir médical ne suffit plus : en premier lieu, apprivoiser sa douleur et lui donner une signification.

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Ce livre entend donner des clefs pour comprendre l'impact de la maladie sur la vie au travail et pour agir, à la fois du point de vue des personnes malades et des employeurs et collègues. Il veut soutenir la reconnaissance de cette question dans l'espace public : la clandestinité des " malades au travail " fabrique à terme de l'exclusion. La part des maladies chroniques va croissant avec les progrès de la médecine : en France, près de 10 millions de personnes en âge de travailler ont une ou plusieurs maladie(s) chronique(s). Le plus souvent, elles souhaitent se maintenir en emploi ou retrouver un travail. Elles doivent alors faire face à une série de questions : Comment concilier les exigences du travail et celles d'un état de santé fragilisé ? Quel projet professionnel construire quand on est contraint de changer de métier ? Comment redéfinir ses priorités de vie quand il ne s'agit plus de la perdre à la gagner ?

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Les analyses des pratiques existent depuis longtemps dans le champ social avec un analyste extérieur à l’institution, une fréquence régulière et une permanence de l’équipe. Mais sont-elles possibles dans le champ médical et à quelles conditions ?

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Soin(s) perspectives éthiques Des pratiques de soins au prendre soin La question du lien entre le soin et les soins est aujourd'hui centrale, que ce soit pour le sens des pratiques, les professionnels de la santé de toutes fonctions comme pour les personnes soignées et leurs proches. Elle est en effet sous-jacente chez tous ceux qui s'interrogent sur le sens des pratiques, du travail dans un contexte dominé par des impératifs organisationnels ou gestionnaires, par l'urgence à accomplir les tâches requises, ou chez ceux qui s'inquiètent de la déshumanisation des structures de santé. Comment, dans des conditions contraintes, continuer de préserver l'intention de prendre soin de l'être humain, la perspective soignante, l'éthique de l'agir soignant ? C'est à cette question fondamentale pour l'avenir des pratiques que les auteurs de ce livre cherchent à répondre en partageant tout d'abord leur expérience de pratiques marquées au quotidien par le souci de prendre soin de l'autre, malade ou vulnérable. La première partie propose ainsi de se plonger au cœur des pratiques de soins et de l'intention soignante, qu'il s'agisse du domaine de la prévention, de la nécessité de tenir compte au jour le jour du libre arbitre du patient, de revenir sur une situation de soins ayant mis en jeu la visée éthique professionnelle, ou encore de se montrer bientraitant face à une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer et à sa famille. En deuxième partie, les auteurs vont au cœur du soin et de ses enjeux éthiques au travers de textes à portée davantage théorique qui nourriront la réflexion des professionnels en quête de repères sur les enjeux et la portée de leurs actes et décisions au quotidien. S'interroger sur la perspective des actions, sur les conditions d'accueil des personnes, ou les conditions d'exercice professionnel est essentiel pour veiller à ce que les actes de soins ne s'enchaînent pas sans être mis en pensée individuelle et collective.

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«Si je n’'avais pas ce corps qui me plaque au sol envahi de cette graisse lourde comme un cadavre, je pourrais courir, nager, voyager et pourquoi pas voler comme un papillon débarrassé de sa chrysalide», disait une patiente. Le moi-corps cadavre, prisonnier de lui-même, est une des figures récurrentes de la vie fantasmatique inconsciente des obèses, comme si le dépassement outrancier des limites de leur propre peau masquait la réalité d’'un long trépas programmé. Le suicide mélancolique vise à suivre l'’objet perdu dans une mort au sein de laquelle il ne pourra se dérober. L’'obèse suit l’'objet en le dévorant, le préserve en l’'enkystant, le détruit en l’'étouffant. Il fait le mort en ensevelissant un corps qu'’il a préalablement tué. Aliéné à une recherche dont il ignore le but, il oscille entre la quête d’'une satisfaction orale primitive et celle d’un objet toujours gratifiant, qu'’il voudrait intégrer à son corps en le détruisant. «La où était le Ca, le Moi doit advenir», écrit Freud à propos du chemin analytique de la névrose. Le pari thérapeutique pour nos patients pourrait être celui-ci : «Là où était l'’empreinte de l'’objet oral – en creux ou en excès –, le moi-sujet doit advenir. Un moi libéré du corps de l’'autre.»

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Écouter les médecins pour leur apprendre à écouter les patients… telle a été l’une des préoccupations de Michael Balint qui, dès les années 1930, invectivait les médecins qui s’étaient laissé séduire par « l’esprit de laboratoire » à reprendre pied. C’est cette philosophie qui continue d’exister aujourd’hui au sein des groupes Balint : soutenir la subjectivité des professionnels, essayer de prendre en compte la complexité de la relation avec leur patient, les affects qu’ils ne parviennent pas à contrôler plutôt que de les évacuer…

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Beaucoup de nos lecteurs connaissent Claude Tapia, membre du comité de rédaction du Journal. Il nous convie dans cet écrit au cœur des observations et réflexions qu’il a nourries lors de son hospitalisation au printemps 2013. Très peu familier du milieu hospitalier, il témoigne ici de son ressenti et des préoccupations qui l’ont envahi en tant que patient, mais aussi des transformations psychiques que les soins médicaux et sa rencontre avec la « coque hospitalière et son contenu humain » ont entraînées.

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Les soins psychologiques sont souvent introduits par le biais d’un suivi médical à partir d’une plainte somatique. Cela se vérifie particulièrement dans la clinique spécialisée dans le cancer du sein. Placé en second plan, l’équilibre psychique revêt cependant un caractère primordial pour réinscrire le patient dans sa subjectivité.

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La médecine répugne bien souvent à prendre en compte le « drame subjectif » du malade. Pourtant, permettre au patient d’exprimer et d’associer librement sur ce qui lui arrive est une étape importante dans son parcours médical. Le cas particulier du combat contre la mucoviscidose, où la question de la mort est omniprésente, la perception qu’en ont les malades et les médecins, laissent percevoir combien la peur de l’échec et les fantasmes d’immortalité s’entrechoquent dans les discours. Au-delà d’une éventuelle victoire contre la maladie, quel goût aurait celle-ci si l’envie de vivre n’avait pas été soutenue… ?

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Dans les services de réanimation où la technologie est prédominante, où toute subjectivité semble abolie, où les équipes sont centrées sur l’objectivité du corps, la présence du psychologue vient rappeler la présence de la vie psychique et l’importance de tenir compte du sujet ici aussi. Une rencontre qui se fait au chevet du patient, au côté des équipes soignantes pour venir faire le lien entre le vécu de la période de coma et l’après, être le témoin parlant de cet entre-deux… L’être-là du psychologue prend ici tout son sens…

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