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Si les femmes surveillantes sont encore peu nombreuses dans les prisons pour hommes, la féminisation de la profession engagée dans cet univers historiquement très viril soulève un certain nombre de questions dont s’est emparée Anne-Christine Le Gendre dans son dernier ouvrage, Femmes surveillantes – Hommes détenus. Au‑delà du thème central de la mixité et des résistances qui peuvent s’exprimer, nous la questionnons ici sur ce qui se joue au sein de cette « famille pénitentiaire », mais aussi sur les conséquences de l’incarcération sur les corps, les liens entre les frustrations affectives et sexuelles et l’usage de la force, la pratique sportive ou encore les rapports homosexuels.

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Le parcours d’une personne incarcérée est jalonné par les étapes de la vie : si l’incarcération constitue un microsystème social particulier, elle n’est pas moins soumise aux lois de l’existence humaine. Dans cet article, à partir de deux cas individuels, l’auteur poursuit la réflexion, entamée dans le dossier du JDP de février 2016 consacré à la prison, sur le travail psychothérapeutique avec les personnes détenues. Il s’agit d’une tentative de mise en forme, participant d’une mise à distance, pour soutenir la pratique de la clinique dans le milieu carcéral, où la place de l’humain est mise à mal.

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Les auteurs d’agressions sexuelles peuvent accéder à un suivi individuel efficace dès lors qu’ils sont reconnus comme sujets singuliers, qu’ils sont demandeurs de la prise en charge et qu’ils s’inscrivent dans la relation avec le soignant. Mais comment maintenir cet espace thérapeutique optimal quand la justice interfère dans la démarche de soin en la rendant obligatoire par des lois, en dictant ou conditionnant certains traitements et en courant le risque de catégoriser les agresseurs ?

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M. L. est incarcéré le 1er décembre 2010 à l’issue de 48 heures de garde à vue. Il est mis en examen pour agression sexuelle et viol sur mineure de quinze ans par ascendant, en l’occurrence sa fille que nous appellerons Clara.

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Si le milieu carcéral est synonyme d’éloignement familial pour les détenus, c’est un état qu’ils partagent avec nombre de surveillants pénitentiaires mutés parfois très loin de leurs familles. Si une acceptation est tout d’abord envisageable, bercée par l’espoir d’un retour rapide auprès des leurs, avec le temps et la confrontation à la réalité, une solitude et un sentiment d’exil les envahissent… au risque d’un abandon de soi psychique et physique. Proposer des groupes de parole peut alors leur apporter la possibilité de « penser l’ailleurs ici ».

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Le discours de quelques détenus, qui ont fait le choix de pratiquer la musculation en prison, vient signifier combien le mouvement physique peut favoriser un équilibre psychique et un contrôle sur soi, combien les transformations physiques qui en découlent viennent restaurer une image de soi et inscrire le temps qui passe… Un vécu du corps qui porte les traces d’une volonté d’adaptation tout en luttant contre l’emprise de l’enfermement !

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Le soutien psychologique, voire l’accompagnement psychothérapeutique, est aujourd’hui plus fréquemment proposé aux personnes incarcérées. En maison centrale, la longueur de la peine favorise cet investissement, mais il s’agira alors d’anticiper la sortie au-delà des problématiques de réinsertion pure et d’analyser ce qu’elle vient signifier pour le sujet dans son histoire et dans la confrontation à un réel devenu inconnu.

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Le milieu carcéral est un espace empreint de violence où l’agir remplace le discours. Cette ambiance induit un type de relations particulier entre patient et soignant. L’objectif de ce dernier est de permettre la mise en mots des éprouvés du patient, de faciliter l’élaboration de ses expériences, cet engagement s’accompagnant nécessairement d’un aménagement du cadre thérapeutique.

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Face à des personnes incarcérées présumées coupables ou condamnées pour des infractions à caractère sexuel qui peuvent nier les faits qui leur sont reprochés et adressent rarement de demandes de soins, les cliniciens ont à repenser leur pratique et les modalités de prise en charge classiques. Ces dispositifs de suivi singuliers en smpr sont une piste possible. Et la présentation du cas clinique de M. L., incarcéré pour des faits d’agression sexuelle sur sa fille, vient témoigner de ce travail de prise en charge spécifique au long cours, groupal et individuel, qui permet une mise en mouvement de la vie psychique et un cheminement autour des faits.

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La posture du psychologue en unité de soins somatiques pour personnes détenues n’est pas toujours facile à trouver et à tenir, et ce, autant face à des équipes qui envisagent parfois le patient avant tout comme un détenu, que face à des patients spécifiques qui confrontent à une clinique de l’agir. Le psychologue peut alors être le seul garant de l’humanité du sujet.

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