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Pour une psychologie clinique du travail

Donner de la visibilité au champ de la psychologie du travail à travers leurs pratiques, les réflexions menées sur leurs interventions, dans le cadre d’une demande sociale et d’une actualité particulière, telle est la démarche des auteurs de ce dossier.


Penser la psychologie : d’hier à aujourd’hui

Depuis ces vingt-cinq dernières années, le monde de la psychologie et l’exercice des psychologues se sont profondément transformés : diffusion de la psychologie pour le meilleur comme pour le pire, familiarisation avec la discipline, mais aussi avec la profession de psychologue bien mieux comprise et acceptée, spécialisations multiples, dispositifs de soins ou d’aide plus proches des besoins, et aussi désir des psychologues d’être en phase avec leur époque.


L’enfant malade et  la thérapie systémique. Au cœur de la souffrance familiale

La question de la prise en charge psychologique de l’enfant en situation d’affection somatique grave, qu’elle soit aiguë ou bien chronique, est devenue à notre époque une évidence.


Quelle déontologie pour les psychologues ?

La profession de psychologue, dont l’un des objectifs est de mettre du sens sur les conduites, comportements et ressentis, se prévaut d’un exercice respectueux de sa déontologie. Mais quand les psychologues parlent de déontologie, de quoi et de laquelle parlent-ils ? Pourquoi cet attachement à ce qui est censé servir d’étayage pour l’élaboration de nos postures professionnelles ?


L’anthropologie clinique

L’ambition est ici de défendre et d’illustrer la proposition selon laquelle il ne saurait y avoir de psychologie clinique sans anthropologie clinique. Si ce dossier s’est construit en réaction à la suppression, à la faculté de psychologie de Nanterre, de la pourtant nécessaire formation à l’anthropologie clinique et à la psychologie interculturelle pour le cursus professionnalisant des psychologues, son ambition est plus vaste, et elle est bien précise.


Psychologues en EHPAD. À l’écoute des personnes âgées

Les maisons de retraite, et plus particulièrement les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) sont devenus des lieux mieux armés sur le plan médical, dépoussiérant un peu ces institutions qui avaient et ont encore parfois une réputation douteuse. La bientraitance fait partie de ces protocoles qui peuvent améliorer le quotidien des résidents, l’aspect technologique, en ce qui concerne les psychologues, étant souvent assuré par les procédures neuropsychologiques aux fins de dépistage et d’objectivation de la détérioration mentale.


Les idéologies : de l’individu au groupe

Penser cliniquement et théoriquement le concept d’idéologie est, en ces temps troublés, un défi et une urgence. Un défi, parce que penser procède d’une réflexion sur soi qui est l’envers d’une croyance univoque. L’idéologie, dans son acception large, est connotée d’une vision négative. Celle d’une approche du réel obscurcie par une croyance totalisante ne souffrant aucune remise en question.



Référentiel des pratiques des psychologues en soins palliatifs

Depuis une vingtaine d’années, l’interdisciplinarité, un principe du fonctionnement des équipes de soins palliatifs, a orienté les psychologues vers un partage des connaissances et des compétences dans l’accompagnement des patients. S’il est important pour le travail d’équipe que tous les membres partagent un socle commun de connaissances et de valeurs professionnelles, il apparaît également nécessaire que chacun conserve et développe le champ d’expertise qui lui est propre. Ainsi, il est nécessaire de défendre la rigueur et la cohérence des pratiques cliniques au sein des soins palliatifs et de clarifier l’identité des psychologues. Plus ils seront dotés d’une conceptualisation de leur pratique, plus ils seront en mesure de faire valoir sa pertinence dans l’accompagnement des patients en fin de vie. Au-delà de la diversité des pratiques des psychologues cliniciens et de leurs formations d’origine, il existe une pratique clinique commune reconnaissable, dont on peut extraire et articuler des paramètres fondamentaux. Cette clinique nécessite un positionnement particulier qui impose de l’adaptabilité (suivis ponctuels et courts à proximité des décès, modulés par les atteintes somatiques, lieux divers…). Elle est fondée sur une « pensée clinique » qui présente une identité reconnaissable et une méthode (l’association libre et ses dérivés) dans une approche psychodynamique du sujet le plus généralement référencée à des concepts de psychanalyse. Elle relève d’un accompagnement « global » (du patient et de son entourage) et amène les psychologues à réaliser des entretiens familiaux et des suivis de deuil.


La prison, le psychologue et le sujet

La prison est, par essence, un lieu clos dont l’objectif est de maintenir captives des personnes condamnées, mais c’est aussi un lieu institutionnel dans lequel il s’avère difficile de pénétrer, y compris pour les journalistes. Et pour cause, les témoignages de ceux qui ont franchi les murs sont pour la plupart alarmants, si ce n’est dramatiques. Dramatiques non pas au regard d’une des fonctions attendues de la prison, qui est de maintenir enfermées des personnes qui ont déjà prouvé leur capacité de passer à l’acte, mais dramatiques en ce qui concerne une de ses autres missions, la plus souvent oubliée : celle de favoriser leur retour dans la société à la fin de leur peine.


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