Société

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L’homme et l’acteur, l’homme hait l’acteur qui le lui rend bien ; telles pourraient être résumées la vie et l’œuvre de Jim Carrey à travers Kidding, la série « dramédie » américaine diffusée depuis peu. L’acteur fait partie de ces comiques dont on confond le personnage joué avec ce qu’il est. Au départ, on le connut pour des rôles enfantins, avec moult expressions simiesques qui pouvaient être repoussantes pour celui qui apprécie le jeu en nuance. Le jeu d’un acteur ne se goûte qu’à partir d’incarnations subtiles, y compris dans la démesure. Al Pacino et Robert De Niro font partie de ces acteurs, après Marlon Brando, qui ont joué de façon remarquable toutes les nuances de la violence humaine ; comme au cours d’un psychodrame analytique, ils ont représenté les aspects les plus primitifs de la psyché humaine sans pour autant verser dans la caricature dont on se déleste d’un geste nonchalant.

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Depuis plusieurs années, le psychanalyste Roland Gori examine les évolutions de notre société, notamment sous les effets de la « révolution numérique ». Dans son dernier livre, La Nudité du pouvoir. Comprendre le moment Macron, il s’interroge sur la nature du pouvoir actuel, dénonce des élites qui ont, selon lui, abandonné les idéaux de justice et d’égalité au profit de la performance, et alerte sur un « fascisme numérique » qui menacerait la démocratie.

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Il y a des moments où l’on n’y croit plus, rien ne se présente à l’horizon, on lâche, on se tourne vers d’autres possibilités, et puis un souvenir remonte, on y retourne, et on finit par choisir en replay un spectacle d’une artiste comique que l’on ne connaît pas, ou pas bien. Et on tombe sur Blanche. Sorte d’antithèse de Blanche-Neige, Blanche Gardin, que l’on surnomme « la reine de l’humour noir », a une méthode bien à elle ; elle séduit, emprunte des détours, on croit s’y perdre, décrocher, et c’est là qu’elle assène une saillie drolatique aussi tranchante qu’acerbe qui n’a rien à envier aux joutes oratoires des querelles verbales de la cour de Louis xiv, narrée par Patrice Leconte. Après avoir bien fait rire, son spectacle se termine d’ailleurs par sa sortie de la salle de spectacle, où elle tente d’aller boire un verre avec quelqu’un, y compris un fan qui finit lui aussi par refuser ; lasse, elle erre un moment avant de se glisser sous la couverture d’un sans domicile fixe qui, se réveillant, la repousse en la maltraitant, la précipitant dans un abîme de solitude. Écoutons-la dans un entretien donné à Télérama : « Par contre, je ressens très fortement la solitude des gens. Je ne me sens jamais aussi seule que dans un wagon de métro à l’heure de pointe, quand tout le monde a la tête dans son smartphone. »

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Le contexte sociétal que nous traversons depuis quelques décennies et la mise en lumière médiatique du psychotraumatisme invitent le psychologue clinicien à repenser sans cesse sa place et son rôle dans la prise en charge du patient traumatisé. Une réflexion loin des « prêts‑à‑penser » et des « solutions pansements » qui invite à mesurer les écueils et vecteurs cliniques fondamentaux propres à ce type de prise en charge, dans la singularité de chaque rencontre.

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Il existe une démographie du tourisme, voire une sociologie. Elle indique le nombre de voyageurs, les lieux les plus choisis, les catégories sociales qui partent ou non. Mais y a-t-il une psychologie des touristes ? Il faut d’abord les distinguer des simples vacanciers allant à la plage ou sirotant un pastis avec leurs voisins tous les ans dans le même camping. Un touriste à pied, à vélo ou en voiture se déplace pour voir quelque chose, un paysage, un site, un château restauré ou en ruines. Ces visites suscitent plusieurs processus psychologiques, parfois opposés, qui apportent l’attrait de la découverte, tout en engageant l’observateur à la réflexion. Voyons-en quelques aspects.

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De tout temps et dans tous les pays du monde, les sociétés ont eu à faire face à des événements potentiellement traumatiques : des guerres, des catastrophes naturelles et climatiques, des crises humanitaires, des actes de violences physiques et-ou sexuelles, etc. À cela s’ajoute l’émergence de phénomènes sociétaux contemporains, tels que la montée des actes terroristes et des mouvements migratoires forcés. Aujourd’hui, nous entendons beaucoup parler du « trauma » ; ce thème devenu d’actualité concentre nombre d’intérêts variés et d’enjeux divers (tant d’ordres psychologiques, sociologiques, médiatiques, politiques que juridiques).

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Depuis une dizaine d’années, on assiste à l’émergence de la psychologie du sens. Des ouvrages de référence, en santé, travail ou éducation, ont vu le jour dans plusieurs pays (Batthyany et al., 2014 ; Bernaud et al., 2015). Cet intérêt pour le sens va de pair avec une interrogation de la société sur les fonctions de la vie, le rapport au bonheur et au mieux vivre ensemble.

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Au fil des années, la société se transforme, sous l’influence de changements culturels, économiques, des migrations, de l’émergence des nouvelles technologies… La vision de l’enseignant et de sa relation avec les élèves évolue aussi, en lien avec ces mutations. Cet article a pour objectif d’analyser les diverses manières de mobiliser les capacités de tous les élèves au regard de ces transformations sociales.

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Quelles relations établirons-nous demain avec des machines capables de parler aussi bien qu’un humain, de simuler les émotions, de se soucier de nous et de nous demander de les aider à mieux comprendre notre monde ? Comment réagirons-nous à leurs bugs, à leur obsolescence, à leur destruction accidentelle ? La compréhension des relations de l’homme à ses machines, de ses quiproquos et de ses illusions, apparaît comme le nouveau défi de la psychologie.

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Engagé depuis de nombreuses années dans une dénonciation des failles de nos sociétés néolibérales qui ont mené à ce qu’il appelle une mise « sous curatelle technico-financière » des peuples, Roland Gori, dans son dernier ouvrage, insiste plus particulièrement sur le vide spirituel et culturel qu’engendrent de telles sociétés, et sur le risque de le voir comblé par les doctrines terroristes. Une nouvelle révolution symbolique qui passerait par une réhabilitation sociale et sacrée de l’art pourrait-elle les contrer ?

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