Société

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S’appuyant sur des données empiriques tirées de travaux publiés, Florence Giust-Desprairies tente d’analyser comment les imaginaires sociaux se nourrissent des problématiques subjectives et contribuent à les façonner. Dans son dernier ouvrage, Figures de l’imaginaire contemporain, coécrit avec Cédric Faure, la psychosociologue questionne l’impact de la pensée néolibérale en la matière.

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À travers une série de contributions fouillées, empreintes de différentes disciplines, le dernier ouvrage publié sous la direction d’Eugène Enriquez interroge la notion d’ « arrogance ». Il pointe le système de productivité généralisé dans lequel l’individu se retrouve soumis à une domination continue. Les attitudes paternalistes d’antan laissent aujourd’hui place à des mécanismes impersonnels qui incitent à l’arrogance de certains et à la soumission et l’exclusion de l’ensemble.

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La psychologie ne s’occupe pas beaucoup d’écologie et d’économie, aspects présents dans la vie sociale et dans les préoccupations quotidiennes de chacun. Pourtant, ces deux domaines sont saturés de conceptions psychologiques sous-jacentes et renvoient à des dimensions culturelles modelant les conduites humaines, à petite comme à grande échelle.

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À observer la manière dont les représentations collectives structurent le vécu et les affects des personnes, ne pourrait-on pas considérer que certains symptômes liés à l’imaginaire des corps, comme l’anorexie, l’obsession de la propreté ou encore le culte de la performance, se font l’expression d’une crise du « corps » social ? Travailler sur ces représentations sociales permettrait ainsi d’envisager une autre manière de construire son rapport au corps et de le rendre de nouveau habitable. Approche philosophique.

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Il est une valeur universelle que les anthropologues ont posée comme élément incontournable pour penser les structurations de toute société : la prohibition de l’inceste et son pendant, le complexe d’Œdipe. Et il n’y a pas d’inceste sans corps ! Ce sont donc ici sur les fondements anthropologiques de la notion de corps, sur ce « corps » en crise et les institutions de la parenté…, que nous sommes invités à réfléchir. Une réflexion au croisement de l’anthropologie et de la psychanalyse.

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Dans les pays de la liberté indi­viduelle, du libre échange et du rêve des communications sans frontières, les réalités psychologiques et sociales sont plus restrictives. La complexité et le nombre croissants des lois, des règles et des normes, limitent considérablement les possibilités de mouvement et d’innovation de chacun.

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À quelles thérapies recourir pour soulager les souffrances psychiques qui se multiplient dans les sociétés contemporaines ? Telle est la question à laquelle le psychanalyste et philosophe Miguel Benasayag tente de répondre dans cet essai nourri de sa longue expérience clinique. Il propose d'abord une analyse critique fouillée aussi bien des différentes variantes de la psychanalyse, en nette perte de vitesse, que des thérapies cognitivo-comportementales (TCC) ou des traitements médicamenteux, en plein développement. Il montre que si les unes et les autres peuvent parfois servir utilement de béquilles, elles restent largement impuissantes face à la difficulté de nos contemporains à assumer un monde vécu comme menaçant et complexe : malgré leurs différences, les deux courants partagent leur incapacité à affronter les véritables changements de nos sociétés. C'est toute l'originalité de l'approche proposée par Miguel Benasayag : pour lui, les thérapies psychiques individuelles ne peuvent être mises en œuvre indépendamment d'une réflexion critique approfondie sur les mutations sociétales et idéologiques de notre époque. Ce qui l'amène à développer ici la piste ouverte dans son livre Les Passions tristes. Souffrance psychique et crise sociale (La Découverte, 2006), où il rendait compte de son expérience en pédopsychiatrie : celle d'une "thérapie situationnelle" qui aiderait à répondre au défi principal de l'époque, être capable d'agir dans la complexité. Comme Spinoza l'écrit dans son Éthique, les hommes se croient libres du fait qu'ils ignorent leurs chaînes. La tâche d'une thérapie situationnelle ne consiste pas dans l'illusion de briser ces chaînes, mais dans la possibilité de les transformer en liens avec les autres, comme condition de la vraie liberté.

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Si un espace de parole n’est pas offert pour que les mots fassent leur office, pour que le réconfort et le chagrin s’y installent, que les rites s’y déploient, alors le « refoulé », la « mauvaise intégration » du mort et autres « ratés des funérailles » apparaissent. Si le corps‑mort trouvait auparavant sa place dans la mémoire des survivants, désormais, faute d’aménagement par la parole partagée, faute de gestion dans la psychologie des profondeurs, il devient gênant et même en trop. D’où un corps de plus en plus « arrangé », « escamoté »…

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Comme par magie ! Le biopolitique actuel a transformé les génocides des années trente dont il est l'héritier en une quête tout aussi "hyperboloïde" d'immortalité. Aux réfractaires à cette hypervie, proposée en attendant d'être imposée, quelle place notre société (si c'en est encore une) leur accordera-t-elle ? La question se pose et dans l'urgence face aux effets fantomaux de ce programme de "maîtrise et possession de la nature" ainsi déployé sans frein par l'Hespérie (cet autre nom de l'Occident). D'ores et déjà, métamorphosés en peau de chagrin, les peuples s'y muent en ectoplasmes dociles et soumis, traversés par les éclairs d'une violence tronquée dont la démesure ne dévoile que l'impuissance. Chaque société est responsable du rapport qu'elle ménage au réel : à l'entame d'une telle réponse ces quelques pages participent.

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Et si la raison occidentale était devenue délirante ? Si tel était le cas, alors il faudrait entreprendre séance tenante une « psychanalyse » de ce délire occidental. Dany-Robert Dufour s'en donne les moyens. Il part de ce que Descartes proposait dans Le discours de la méthode, fondement de la raison moderne : que les hommes « se rendent comme maîtres et possesseurs de la nature ». Un tournant dans l'aventure humaine qui a entraîné le développement progressif du machinisme et du productivisme, jusqu'à l'inflation technologique actuelle affirmée comme valeur suprême. Si ce délire occidental fait aujourd'hui problème, c'est qu'il a gagné le monde (la mondialisation néolibérale qui exploite tout, hommes et environnement, à outrance) et qu'il est appelé, comme tout délire, à se fracasser contre le réel. D'une part, parce que la toute-puissance et l'illimitation des prétentions humaines qu'il contient ne peuvent que rencontrer l'obstacle : notre terre réagit déjà vigoureusement aux différents saccages en cours. D'autre part, parce que ce délire altère considérablement les trois sphères fondamentales de la vie humaine que sont le travail, le loisir et l'amour en les vidant de tout sens - ce que l'auteur examine avec soin. Mais tout n'est pas perdu : c'est à une nouvelle raison délivrée de ce délire que Dany-Robert Dufour en appelle pour une refondation de la civilisation occidentale, dont il esquisse les possibles contours.

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