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Voix hallucinées, voix intérieures : à qui dire « ses voix » ?

L’expérience hallucinatoire fut de longue date considérée, dans sa complexité, comme une façon de se relier à l’énigme d’un message envoyé par une transcendance bénéfique ou maléfique. On se rend compte, aujourd’hui, que l’halluciné peut développer un savoir-faire avec ses vécus hallucinatoires et qu’il lui est possible d’en parler avec d’autres dans des groupes, valant pour communauté d’entraide et nommés Réseau des entendeurs de voix. Quels enseignements la clinique peut-elle recevoir de l’invention et du fonctionnement de tels dispositifs ?


Nouage de l’intégration d’une parole extérieure et de l’extériorisation d’un langage intérieur

Le langage, même intériorisé, participe à la rencontre mais de manière différenciée ­suivant la structure de chacun. Aussi, les lignes de passage du langage intérieur vers l’extérieur, et réciproquement, se caractérisent par une tentative de signification, et ce, à travers ce qui fait sens mais aussi non-sens. En témoignent, selon les auteurs, les constructions délirantes, qui peuvent être pensées comme des tentatives de solution afin de donner du sens, mais aussi d’intégrer la parole extérieure.


Les voix et la pensée du dedans

Dialogue intérieur, voix, Surmoi, sont dedans et dehors du sujet, mais à qui sont ces voix qui, parfois, peuvent l’horrifier ? Quelle est la nature du nouage entre le réel, le symbolique et l’imaginaire propre aux voix des psychoses et à la voix du Surmoi ? En quoi ce nouage implique-t-il des logiques d’attribution subjectives ? L’histoire de ce jeune homme psychotique, qui a opéré un travail de nomination des ses voix et qui dit s’en « protéger » en incarnant divers personnages, offre un éclairage sur le matériau analytique dont peut se saisir l’analyste dans son dialogue avec un sujet psychotique.


Le langage intérieur chez l’enfant

La question du langage intérieur chez l’enfant a fait l’objet d’une controverse importante, mais à distance, dans les années trente du siècle dernier, entre Jean Piaget et un auteur alors peu connu en France, Lev Vygotski. Si l’un et l’autre accordent une grande importance à ce langage chez l’enfant, leurs divergences portent notamment sur l’orientation du mouvement du langage ou encore sur les relations entre la pensée et le langage. L’auteure revient ici sur les thèses qui ont marqué leur opposition.


“Dialoguer avec soi : fonctions et développements”

Auteur(s) : Tartas Valérie

Depuis toujours ou presque, la question du langage intérieur – qui a pris, au fil de son histoire, des dénominations différentes – hante, si l’on peut dire, un éventail de chercheurs, de professionnels, mais aussi d’historiens, de philosophes et de théologiens. Si, aujourd’hui, les sciences, et notamment la neurolinguistique, consacrent des recherches à ce phénomène, c’est bien l’ensemble des disciplines psychologiques qui sont concernées. Valérie Tartas, professeure de psychologie à l’université de Toulouse, nous a accordé cet entretien afin d’éclairer plus largement la question du langage intérieur à partir de ses travaux en psychologie du développement.


Naissance de l’intériorité. De saint Augustin à Charles de Bovelles

Auteur(s) : Godart Elsa

Comment la notion d’intériorité s’est-elle construite à travers les siècles ? Quelles ont été les étapes, dans l’histoire de la pensée, qui ont vu le surgissement du moi dans sa singularité ? De saint Augustin, à qui l’on peut attribuer les prémices de l’exploration de l’identité intime et subjective de l’être, à Charles de Bovelles, chez qui l’on voit apparaître la notion moderne de sujet, c’est à une réflexion sur la naissance de l’intériorité comme conscience de soi, et notamment à partir de la question de la sincérité, à laquelle nous invite cet article.


L’impact de l’attente d’une prise en charge pédopsychiatrique sur les patients, leurs proches et le personnel du  CMP

Auteur(s) : Álvarez Jesus I.

Le délai de prise en charge est l’une des problématiques majeures dans le secteur de la santé mentale infanto-juvénile. C’est un fait observé depuis longtemps, et il est aujourd’hui plus que jamais d’actualité. La littérature confirme, par ailleurs, que l’absence de disponibilité peut conduire à l’aggravation des symptômes des patients et augmenter la souffrance de l’entourage face à la situation, mais aussi se traduire par un mal-être individuel et collectif au sein de l’équipe. Jesus I. Álvarez nous présente ici les résultats d’une étude qu’il a menée au sein d’un CMP.



L’annonce des mauvaises nouvelles. Formation à la pratique par le jeu de rôle

L’annonce d’une mauvaise nouvelle fait partie intégrante du métier de médecin-réanimateur. Cela nécessite des capacités de contenance, d’écoute et d’ajustement qui ne sont pas toujours innées. Pour aider et accompagner les futurs praticiens dans cet exercice délicat, une psychologue ayant exercé de nombreuses années dans un service de réanimation polyvalente adulte a mis en place un enseignement optionnel basé sur des jeux de rôles à la faculté de médecine du CHU de Saint-Étienne. Les auteurs nous présentent ici ce dispositif singulier qui peut être pratiqué autant avec les étudiants que les professionnels d’un service de réanimation.


La réforme du médico-social en question : inclusion ou pure figure de style ?

Auteur(s) : Vignon Morane

​L’auteure, qui exerce notamment auprès d’adultes handicapés en établissement et service d’aide par le travail (ESAT), fait le constat que le contexte actuel dans le secteur du médico-social tend à invisibiliser la souffrance psychique et le handicap. Dans le prolongement de son article publié dans le Journal en 2022, elle met en avant un impératif d’économie financière qui vient appuyer un mouvement idéologique de fond, celui d’une clinique du soin mise à mal par l’objectif du « tout inclusif ». L’inclusion serait alors déconnectée de l’institution, pensée en dehors du collectif et se résumerait à une normalisation par le travail d’individus isolés. Explications.


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