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Damsel

Auteur(s) : de Azambuja Miguel

J’avais vu leur film précédent, Kumiko, The Treasure Hunter, qui m’avait plu et perturbé. Le scénario, semble-t-il, offrait des images à une légende urbaine : une jeune femme japonaise entreprit le voyage à Minnesota depuis Tokyo, à la recherche du butin caché sous la neige par Steve Buscemi dans Fargo, le film culte des frères Coen. C’était le scénario qui m’avait amené à regarder le film. Kumiko, assise devant son magnétoscope, regarde Fargo, fascinée, elle repasse la cassette plusieurs fois, prend des notes, crée sa propre carte et laisse Tokyo derrière elle, la ville où elle est perdue : perdue avec les collègues, avec son patron, avec sa mère qu’elle appelle régulièrement, en quête d’un contact qu’elle n’aura jamais. Son seul ami est son lapin Bunzo et, son destin, trouver le trésor perdu. « Je suis comme le Conquistador espagnol » dira-t-elle au gardien qui l’avait capturée alors qu’elle volait la carte de Minnesota pour approfondir ses recherches, son Eldorado ayant pris la forme d’une valise, pleine de billets, sous la neige.


Des murs dans la tête

Auteur(s) : Lemoine Claude

Si l’on regarde dans le temps et dans l’espace, les murs sont partout, de la grande muraille de Chine au mur d’Hadrien. C’est toujours pour repousser une invasion ou empêcher de passer. Plus près de nous au Moyen Âge, les châteaux forts jouaient ce rôle. Les portes et les ponts étaient fermés la nuit et, à l’entrée des villes et des ports, les péages n’ont pas attendu les autoroutes pour exister.


En un coup d’œil

Auteur(s) : Houssier Florian

Si les avancées technologiques étaient une œuvre, la photographie en ferait partie ; récemment, un nouveau gadget est apparu, reléguant à l’état de souvenir nostalgique la sensation d’appuyer sur le bouton sensible d’un appareil photo. Désormais, avec un téléphone, il est possible de prendre une photo qui s’anime ensuite quelques instants dès qu’on la regarde. Cette photo vivante, faisant découvrir un instantané mouvant et ses nouveaux angles, mobilise une joie de surprise tout enfantine. Elle rappelle aussi la force de l’inanimé qui se met en mouvement, comme le plaisir visuel et émotionnel ressenti lorsqu’un tableau s’anime dans un film de la saga Harry Potter. À leur façon, les peintres de la perspective ou ceux, nombreux, aimant représenter une mise en abyme avec des tableaux dans le tableau, ont jadis représenté une forme d’animation de l’image et de son espace. Ce travail de mise en mouvement de ce qui est censé rester fixe suggère que voir est un acte animique, faisant vivre notre perception tout en donnant des nouvelles de réalités potentielles.


Psychiatrie : continuité du soin et soin psychique

Auteur(s) : Paccoud Olivier

Dans le champ de la santé, l’exigence de « continuité du soin » est aujourd’hui très présente, tout en étant mise à mal par une vision gestionnaire de la vie psychique. À partir de sa pratique en pédopsychiatrie, l’auteur de cet article propose une réflexion sur cette notion, en s’intéressant particulièrement à ses articulations possibles avec celle de cadre soignant, et aux conséquences d’une continuité des soins pensée à partir de la clinique du transfert. 


Un espace d’accueil pour les jeunes en difficulté d’insertion sociale. Pratiquer en poète

Auteur(s) : Serin Elizabeth

Dans un aller-retour entre pratique et tentative de théorisation, puisant notamment chez Michel Foucault et ses « espaces autres », cet article témoigne d’une pratique institutionnelle auprès de jeunes adultes en difficulté d’insertion sociale. Envisager l’analyste comme un « passeur » vers le désir de créer, vers le signifiant, et proposer une réinvention permanente du dispositif et de l’espace analytique s’inscrivent au cœur de cette réflexion.


L’émotion, un maillon essentiel entre psyché et soma ? Le système émotionnel de Max Pagès

Auteur(s) : His Charlotte

En parallèle de l’hommage à Max Pagès que nous publions ce mois-ci, l’auteure de cet article, qui a travaillé plusieurs années avec le psychosociologue, examine les liens entre le corps et la vie psychique à la lumière de différents courants de la psychosomatique, et en particulier de la théorie de Max Pagès, qui fait de l’émotion le « relais » entre psyché et soma.


In memoriam Max Pagès

Auteur(s) : Ohayon Annick

Max Pagès est mort le 25 mai dernier à l’âge de 92 ans. Il fut l’un des pères fondateurs de la psychosociologie française et à l’origine de l’introduction de l’orientation non directive en psychothérapie et en pédagogie de Carl Rogers. Sans doute aujourd’hui son nom ne dit-il plus grand-chose aux jeunes générations, et pourtant, dans les années 1970 et 1980, son œuvre eut une grande influence sur les psychologues cliniciens et sociaux. Elle a souffert, d’une certaine manière, du même discrédit que celle du grand psychologue américain : trop ceci, pas assez cela... et, surtout, guère compatible avec une psychanalyse alors triomphante.


Le féminin, la sexualité et la littérature

Depuis une vingtaine d’années, un nouveau type de féminisme est apparu, caractérisé par l’appropriation du sexuel par les femmes. Le dernier ouvrage d’Anne Juranville, La Psychanalyse à l’épreuve de l’art. Le féminin, le procès de la création, se penche, du point de vue de la psychanalyse, sur les manifestations de ce nouveau féminisme dans le domaine artistique. Entretien.


L’accompagnement du patient souffrant d’obésité illusionné par l’idéologie

Comment les normes sociales relatives à la perte de poids peuvent s’immiscer dans l’idéologie qui sous-tend la prise en charge de patients souffrant d’obésité ? Partant de l’hypothèse que l’accompagnement incarne une forme d’idéologie, les auteurs s’interrogent sur la façon dont un élément extérieur peut venir effracter l’illusion groupale pourtant nécessaire au soin et le sens de ce pôle idéologique. Illustration par l’analyse clinique d’un dispositif groupal à médiation corporelle auprès d’adolescentes en surpoids.


Un groupe plurigénérationnel avec des adolescents délinquants sur une île du Pacifique Sud

Après un bref rappel du contexte de la protection de l’enfance en Nouvelle‑Calédonie, les auteurs nous font part ici de leurs observations issues d’une expérimentation d’un groupe de parole à visée psychosociothérapeutique auprès d’adolescents délinquants. Intégrant les dimensions d’appartenances sociales et générationnelles et se déroulant dans un espace culturellement marqué, ce groupe se veut comme un palier dans le long parcours de prise en charge du jeune.


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